20 para juristes communautaires du territoire de Walungu formés sur le monitoring et la documentation des cas des violences sexuelles et leur accompagnement juridique.

La République démocratique du Congo en général et Les territoires de FIZI, UVIRA et WALUNGU en particulier  vivent dans une situation d’insécurité chronique causée par les conflits armés. Cette situation pousse de milliers des  personnes à fouir leurs milieux pour se déplacer vers des  villages un peu  plus sécurisés.   Pendant les conflits et lors de déplacements, les femmes et les jeunes filles sont souvent victimes des atrocités qui ne disent pas leurs noms. En plus de tortures physiques, elles sont souvent victimes des violences sexuelles à grande échelle.  Les violences sexuelles sont devenues une arme de guerre car les conflits armés ont cessé de se déroulé sur leurs champs habituels pour se dérouler sur les corps des femmes et jeunes filles. Malheureusement plusieurs femmes et filles victimes des violences sexuelles et basées sur le genre ne sont pas souvent prises en charge médicalement, psychologiquement, juridiquement, économiquement et sont rejetées de temps en temps par leurs  familles. Cela est dû au manque de structures adéquates de prise en charge, le manque des Kits PEP, et l’absence des maisons d’écoute et des cliniques juridiques dans de nombreux villages éloignés des centres villes.

Les organisations des femmes n’ont pas assez d’expériences pour assurer l’accompagnement des victimes.  Ces différentes informations sont aussi confirmées dans  les différents rapports de cluster protection Sud-Kivu, qui stipulent que les victimes des violences sexuelles et basées sur le genre ont été identifiées en milieux ruraux des territoires  de Fizi; Uvira et Walungu et n’ont pas accès à l’assistance

L’impunité et les arrangements à l’amiable sont monnaie courante.  A cet effet, quand un cas de violences sexuelles est signalé, les parents de la victime rencontrent les bourreaux sous la médiation des autorités coutumières locales et un arrangement est trouvé.  Cette situation rend les femmes et les filles victimes très vulnérables

Pour réduire cette lacune et mettre fin à cette situation, plusieurs organisations ont mis en œuvre des activités afin de prendre en charge les victimes. Malheureusement, les actions sont toujours réalisées sur une durée limitée. Et comme les organisations des femmes à la base ne sont pas souvent impliquées dans ces actions, après l’action de l’ONG qui conduit le projet, tout s’arrête et les femmes se retrouvent dans la situation de départ.  C’est dans ce cadre que, l’Association des femmes pour la promotion et le développement endogène (AFPDE), sous l’appui financier de ONU Femmes ont depuis 2021, mené un projet de prévention et lutte contre les violences sexuelles dans les territoires de Fizi, Uvira et Walungu. AFPDE et ONU Femmes accompagnent  60 organisations des femmes à la base dans les activités de prévention et de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre pour une paix durable dans la région. C’est dans ce contexte d’accompagnement qu’une formation de six jours a été organisée à Walungu centre à l’intention de para juristes issues de ces organisations féminines, des autorités coutumières, étatiques  et membre de la société civile afin de renforcer leur capacité dans le monitoring, la documentation des cas des violences sexuelles , l’accompagnement juridique et les techniques de plaidoyer et la dénonciation des cas des violences sexuelles faites aux femmes et filles. La formation a été assurée par la division de la Justice comme partenaire dans ce projet.

Publié dans Droits humains.

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