Plusieurs personnes jetées dans la rue de suite de violents affrontements entre groupes armés dans les hauts plateaux du Territoire de Fizi

Des violents affrontements entre groupes armés opérant dans les hauts plateaux du territoire de Fizi ont été signalés depuis le 12 octobre 2021 dans le village de Bibokoboko et ses environs notamment les villages de Magunga I et II, Bibokoboko Centre, Mugorore I et II, Kavumu, Bivumu, Magaja et Kisombe.

Ces affrontements ont provoqué de mouvements de population vers les localités sécurisées notamment à Baraka. A coté de ces mouvements massifs de population, l’on signale aussi les incendies des maisons, des meurtres et vols de bétails rapportent de sources concordantes.

D’après le Bureau de Coordination des affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA), ces affrontements se poursuivent dans cette partie du territoire de Fizi. Des mouvements de près de 7.840 personnes déplacées ont été enregistrés. Ce chiffre est revu à la hausse indique une autre source qui rapporte que jusque le 20 octobre 2021, le mouvement de population fuyant ces affrontements continue à être signalé dans les villages de Mukera, Lumanya, Lusenda, Lweba et Baraka.

On estime aujourd’hui à plus de 3.000 personnes qui sont arrivées à Baraka et ont trouvé refuge à Mushimbakye, dans la concession de l’église Méthodiste libre et d’autres se sont réfugiés dans de familles d’accueil.

Les Casques bleus de la MONUSCO ont été déployés pour sécuriser le site, en appui aux FARDC. Plus de 4.200 autres personnes ont rallié les localités de Bitobolo, Ibumba, Lweba, Mukolwe et Lusenda.

Ces affrontements entre groupes armés font suite aux conflits reccurents et cycliques qui durent depuis longtemps dans les hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga. Des récentes violences qui secouent les hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga remontent à mai 2019.
Les six villages (Magunga I et II, Bibokoboko centre, Mugorore I et II, Kavumu, Bivumu, Magaja et Kisombe) affectés par les affrontements du 12 au 14 octobre étaient jusque-là dans une situation de calme et sans conflit.

Le Besoin humanitaire d’urgence en eau potable, infrastructures d’hygiène, soins médicaux primaires, abris, s’impose pour venir en aide aux déplacés.  Des évaluations rapides ont été organisées par OCHA à Baraka et sur l’axe Lweba-Lusenda, depuis le 16 octobre.

Notons que malgré la présence des organisations humanitaires dans la région, la capacité opérationnelle des réponses immédiates et rapide reste limitée.

Publié dans Droits humains.

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